L’antre enneigée.

Cet article est un prolongement de mon précédent article sur la surveillance. En effet, j’ai continué à y réfléchir, et c’est un sujet qui me passionne. Je me suis demandé ce qui poussait vraiment les gens à tweeter, poster des photos sur Facebook, etc.. On est tous d’accord que c’est pour montrer à tous qu’on est les plus beaux, bla bla bla on connaît la chanson. Pour continuer à parler de Lacan : au sens lacanien, je pense qu’on peut dire qu’on se propose soit même comme objet a, afin de se poser comme cause du fantasme des autres. Sauf que cela reste un fantasme. On se pose donc comme objet a afin de se rapprocher du fantasme d’être apprécié, de valoir mieux que les autres. Les autres sont donc un objet a pour nous-même, créant un cercle vicieux qui nous pousse à publier toujours plus, et toujours plus. On crée un désir chez les autres pour légitimer notre propre désir.

Et après, quand on explique aux gens qu’ils sont très probablement observés, ceux ci nous répondent qu’ils n’ont rien à cacher. Sauf qu’affirmer qu’on se moque du droit à la vie privez parce qu’on a rien à cacher revient à déclarer qu’on n’a rien à faire de la liberté d’expression parce qu’on n’a rien à dire, disait Edward Snowden.

Oui mais bon, c’est quand même pour assurer notre sécurité ! Au moins, on peut arrêter les terroristes ! Oui, mais non. Ce n’est peut-être qu’une impression personnelle, mais la majorité des personnes commettant attentats, tueries… semblaient être déjà fichés par les services de renseignement. Je pense que la surveillance a plus un but économique que sécuritaire. Je me sens personnellement plus observé quand je reçois une pub d’Amazon pour acheter ce que j’ai recherché la veille, que lorsque j’envoie un mail à mes parents. D’une pierre deux coups donc. Non seulement on se sert de la surveillance pour vendre, et en faisant croire que cela sert à la sécurité, on peut manipuler le peuple et le garder sous contrôle. Car la sécurité est l’inverse de la liberté. Et un état qui prime la sécurité au détriment de tout le reste, c’est un état policier, c’est tout.

Benjamin Franklin disait : « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. ». Sachant que notre société privilégie de plus en plus la sécurité, il serait temps de nous bouger pour récupérer notre liberté. Et puis, si un jour nous n’avons plus ni liberté, ni sécurité, que nous restera-t-il ?

 

 

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