Le roi et ses pairs ont enfermé la reine à bord d’un bateau de plomb.

Oui, je télécharge, et alors ? Je me cultive, c’est tout. En effet, ceux qui téléchargent peuvent être considérés comme ceux qui consomment ces produits culturels. Celui qui ne regarde pas de films n’en télécharge pas, c’est évident. Ce sont ceux qui téléchargent, et donc se cultivent, qui sont présents aux concerts, au cinéma etc. Même si on vous « vole », au final, notre argent finit quand même dans vos poches. Je ne vais pas vous répéter le contenu de l’épisode 5 de Data Gueule, que mon collègue WrangOnswer a justement joint à son article.

Je vais beaucoup parler de musique dans cet article, c’est un sujet qui me tient à cœur.

Depuis l’arrivée d’Internet, il est très facile de découvrir un artiste, même sans télécharger. Il est également très facile de se procurer une discographie complète. Mais une chose ne se pirate pas : la place de concert. Je parle de mon expérience personnelle, et j’imagine qu’il en est de même pour beaucoup d’entre vous, mais la très grande majorité des artistes que j’ai eu la chance de voir en live, je les ai découverts grâce à Internet. Et puis, rien ne nous empêche après avoir téléchargé d’acheter l’œuvre physique. J’ai d’ailleurs une liste longue comme le bras d’albums à acheter, alors que je les ai écoutés ! Et puis, quand on voit le nombre d’abonnements Deezer, Spotify…, ainsi que les bénéfices de l’iTunes Store, je pense qu’on peut dire que les maisons de disques sont plutôt à l’abri. Les profits de l’industrie du cinéma sont également en hausse, malgré une hausse énorme du prix de la place de cinéma. On peut dire qu’on l’a cherchée, cette augmentation. Mais bon, certaines personnes la subissent, sans être « responsable ».

Évidemment, certaines personnes ne font que télécharger, sans acheter. Sont-ils à blâmer ? Je ne pense pas que les pirates se targuent d’être anti-capitalistes. On ne télécharge pas pour détruire le système, puisqu’on télécharge pour consommer. On télécharge des films pour les voir, de la musique pour l’écouter. Qu’adviendrait-il de nous si ces produits culturels dont nous raffolons viennent à disparaître par notre faute ? Si nous avons la conscience tranquille, c’est qu’il n’y a pas vraiment de risques. Samuel Butler disait :

« L’honnêteté ne consiste pas à ne jamais voler, mais à savoir jusqu’à quel point on peut voler, et comment faire bon usage de ce qu’on vole. »

Malgré les évidences, les gouvernements/industries continuent de combattre le piratage, ce qui ne semble effrayer personne. On est face à un paradoxe : nous alimentons la machine en consommant la culture, mais on cherche à nous en empêcher. Pourquoi nous interdit-on l’accès à cette culture infinie et disponible ? Cherche-t-on à nous abrutir ? La vraie bêtise serait de ne pas profiter de cette culture et de se soumettre à ces lois.

Publicités
Le roi et ses pairs ont enfermé la reine à bord d’un bateau de plomb.

2 réflexions sur “Le roi et ses pairs ont enfermé la reine à bord d’un bateau de plomb.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s